Impossible croissance infinie dans un monde fini

galaxie terre active monde infiniUne affirmation logiquement vraie, mais qui ne correspond pas à la réalité

Pour en revenir à l’expression du titre, je vais commencer en surprenant mes interlocuteurs écologistes, il est parfaitement vrai d’un point de vue logique qu’une croissance infinie dans un monde fini est impossible.  Il s’agit d’un simple calcul mathématique de limite. Il est fréquent que certains donnent l’exemple de la multiplication des bactéries dans un environnement limité pour montrer les limites de la croissance et l’accélération exponentielle des besoins. Nous pourrions bien évidemment dire que les humains ne sont pas des bactéries, mais il est certain que cet argument sera jugé comme non recevable. Et surtout l’abominable homme occidental père de toutes les horreurs technologiques. Cependant en quoi cette affirmation de monde finie est-elle vraie ? La terre est un monde physique fini certes. Mais l’univers qui nous entoure ? Notre seul système solaire est déjà passablement grand à l’échelle de nos ridicules besoins. Des astronomes avaient calculé que le seul astéroïde 16 Psyché pourrait subvenir aux besoins de toute l’humanité en fer en Nickel et dans d’autres matériaux pendant plusieurs millions d’années ! La deuxième partie de ce sophisme est donc fausse, nous ne vivons pas dans un monde fini. Ce n’est un monde fini que dans le sens ou nous ne savons pas encore accéder à son immensité. Une immensité qui va dans tous les sens d’ailleurs puisque les recherches sur l’infiniment petit (le très limité donc) nous ouvrent des champs infinis et inimaginables de possibilités.

EnR infiniment que des sources généralisables de bien être

Des physiciens anglais ont par exemple réussi à imiter le phénomène de photosynthèse artificiellement avec des boites quantiques. Imaginez que l’on puisse faire artificiellement à grande échelle ce que font les plantes depuis des millions d’années. Voilà qui ouvre de grandes possibilités non. En pourtant cette ouverture de possibilité se fait toujours sur notre terre si exiguë. La première limite n’est pas physique, elle est organisationnelle, cultuel, culturelle et intellectuelle. C’est parce que nous passons notre temps à limiter notre génie collectif par des politiques stupides et des gaspillages que nous restons avec des technologies dépassées. Ce n’est pas d’un grand bond en arrière que nous avons besoin, mais d’un grand bond en avant. Non seulement nos dirigeants n’investissent plus assez dans la recherche. Mais en plus la recherche dans nos pays est devenue le seul jouer des multinationales qui orientent celle-ci vers des directions purement utilitaristes à court terme. Il ne faut pas compter sur le secteur privé pour faire de la recherche fondamentale dont les résultats ne sont pas directement utiles pour améliorer les performances financières. Non seulement l’occident investi de moins en moins dans la recherche (cela fait longtemps que l’on dépense plus en publicité qu’en recherche), mais en plus la qualité de ces investissements ne cesse de chuter. Heureusement qu’il existe d’autres espaces géopolitiques plus ambitieux sur le plan scientifique, en commençant par la Chine.

Le solaire l’énergie principale…depuis toujours

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L’autre objection que l’on pourrait faire à cette expression « croissance infinie dans un monde fini » est celle du terme croissance. Que mettons-nous derrière ce terme ? Construire une centrale à pétrole c’est faire de la croissance économique au même titre que faire une centrale solaire. On voit bien pourtant que la nature de cette croissance change suivant l’usage des techniques. La première est basée sur une ressource rare qui s’épuise, alors que l’autre non. Dans les deux cas, nous alimentons la croissance économique pourtant. Il existe d’ores et déjà de nombreuses façons de faire de l’énergie autrement qu’avec du pétrole de l’uranium ou des éoliennes. Les lecteurs de ce blog pourront voir quelques exemples. On y parle notamment des VE. Un numéro qui parlait de l’utilisation du Thorium en lieu et place de l’uranium pour faire un nucléaire bien plus sûr et plus propre. Mais il est vrai que la domination des lobbys dans les médias rend impossible un débat sérieux sur ces questions. Il est vrai qu’actuellement le Nucléaire = danger. Pourtant des réactions nucléaires il s’en produit tout le temps. Notre soleil n’est qu’une énorme centrale à fusion nucléaire, et sans les forces nucléaires faibles et fortes nos atomes n’existeraient pas. Le cuivre matière indispensable dans les technologies modernes est recyclable à l’infinie sans perte de propriété.

Les émissions totales de GES sont l’équivalent de 12.6 éruption du Mt St. Helen survenant  tous les jours

Il peut y avoir des ruptures qui changent totalement la donne et renversent les prévisions toujours apocalyptiques des écologistes. Autre exemple. Il se développe à l’heure actuelle une nouvelle méthodologie de production d’aliment dont le but est de remplacer la production de nourriture traditionnelle par l’élevage cellulaire. On ne nourrirait plus des bêtes pour les manger plus tard, mais on cultiverait des cellules musculaires dans des bocaux. Oui vous avez bien lu. Et cette recherche est déjà très avancée, cet article en parle. Les gains sur le plan collectif seraient gargantuesques, les scientifiques ont calculé qu’en remplaçant la viande classique par ces cultures on aurait

* les besoins en énergie en baisse de 45 % ;

* les émissions de gaz à effet de serre en baisse de 96 % ; (pour ceux qui croient aux thèses réchauffistes)

* les superficies nécessaires en baisse de 99 % ;

* la consommation d’eau en baisse de 96 %.

On le voit dans cet exemple, une rupture technologique est peut-être en passe de mettre à la poubelle l’agriculture traditionnelle qui ne survivrait que comme folklore local et pour les gastronomes. Ce nouveau type d’agriculture nous faciliterait d’ailleurs la conquête spatiale en limitant les quantités de vivre à prendre pour de futurs voyages ou pour l’installation de bases à l’extérieur de la terre. Plus besoin de terre cultivable pour se nourrir. Ce ne sont que quelques exemples de rupture en préparation dans les laboratoires de recherche. Je persiste donc à penser que l’idée générale d’un mur au-delà duquel l’humanité ne pourra survivre est erronée. Ce technopessimisme n’est que le fruit d’une époque et d’une civilisation malthusienne et malade de ses propres politiques. planet terre compare expoplanetes univers fini

Il n’y a rien d’inéluctable à notre destin et nos descendants ne vivront pas dans des cavernes. Ceux qui ont encore gardé la tête dans les étoiles ne cessent d’ailleurs de trouver de nouveaux mondes. On en est à 762 exoplanètes découvertes et plus de 101 systèmes solaires. Mais c’est vrai, nous vivons dans un monde fini. Quoique les astrophysiciens se posent encore la question.

Source

Electricité énergie motrice et renouvelable infinie. La révolution du stockage de l’électricité dans les batteries, en attendant tout le monde produit et partage.