YENNE 2026 : 18 PAV aujourd’hui… faut-il vraiment autant de points de collecte ? ♻️


Et si mieux trier signifiait aussi mieux organiser… et moins dépenser ?

À Yenne, le réseau de collecte des déchets a fortement évolué.

En 2023, un document communal recensait 8 points d’apport volontaire (PAV) destinés au tri sur la commune.

En 2026, notre relevé de terrain en recense désormais 18, auxquels s’ajoute la déchèterie de la route de Lucey.

Notre inventaire 2026 fait apparaître 55 colonnes jaunes et vertes de 4 m³, réparties sur ces PAV, auxquelles s’ajoutent les différents Molok destinés aux déchets résiduels. 📊 55 colonnes pour 3 026 habitants réparties sur 18 PAV. : un dimensionnement qui interpelle ??

Avec une population officielle de 3 026 habitants en 2023, cela représente :

🟡🟢 1 colonne de tri pour seulement 55 habitants

La Communauté de communes de Yenne exerce la compétence de collecte des déchets et le service est notamment financé par la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM).

Autrement dit :

💶 Le coût de l’organisation du service est aussi celui des habitants.

Alors posons une question simple.

❓ Avons-nous besoin de multiplier les points de collecte… ou pouvons-nous mieux organiser ceux qui existent ? La question d’Acti-VE n’est pas de remettre en cause le tri !

❓ La vraie question est :

Avons-nous besoin de multiplier les points de collecte, ou pouvons-nous mieux organiser ceux qui existent ?


🧠 Le tri est un geste citoyen. Son coût aussi nous concerne.

Nous avons progressivement pris l’habitude de considérer que :

« Plus le conteneur est proche de chez moi, meilleur est le service. »

Mais est-ce toujours vrai ?

Un service public efficace ne doit-il pas également rechercher :

  • la réduction des coûts ;
  • la limitation des déplacements ;
  • la diminution des nuisances, la prolifération des nuisibles ;
  • l’optimisation des moyens humains et matériels ;
  • et une meilleure responsabilisation des usagers ?

La proximité maximale a un prix.

Et ce prix, ce sont les habitants qui le financent.


🚛 Une colonne de 4 m³ n’est pas un simple bac

Les nouvelles colonnes jaunes et vertes de Yenne sont des équipements de grande capacité.

52 colonnes de 4 m³, cela représente une capacité installée considérable.

Mais une colonne pleine doit être collectée.

Il faut alors mobiliser un camion spécialisé équipé d’une grue :

🚛 déplacement vers le PAV
🦾 positionnement du véhicule
⬆️ levage de la colonne
⬇️ vidage
🔄 remise en place
🚚 déplacement vers le point suivant.

Et cette opération se répète tout au long de la tournée.

La collecte représente donc bien davantage que le simple prix d’achat du conteneur :

personnel + véhicule + énergie + entretien + pneumatiques + amortissement + temps de circulation + manœuvres + kilomètres parcourus.

♻️ Le véritable coût du tri ne se trouve donc pas uniquement dans le bac.

Il se trouve aussi dans la logistique nécessaire pour venir le vider.


🚗 Mais le citoyen se déplace déjà !

C’est peut-être là que se trouve une partie de la solution.

Chaque jour, nous effectuons déjà des déplacements pour :

🛒 faire nos courses
🏫 accompagner nos enfants
⚽ aller au sport
💼 travailler
👨‍👩‍👧 rendre visite à notre famille
🏥 aller à un rendez-vous
♻️ nous rendre à la déchèterie.

Alors pourquoi ne pas profiter de ces déplacements pour déposer nos déchets recyclables ?

Exemple très simple :

Maison → supermarché → dépôt du tri → retour

plutôt que :

Maison → dépôt du tri → retour

puis quelques heures plus tard :

Maison → supermarché → retour

Un seul trajet peut donc parfois remplacer deux déplacements.

Et surtout, le camion de collecte n’a pas besoin de venir chercher chaque flux au plus près de chaque quartier.


👨‍👩‍👧 Responsabiliser sans culpabiliser

Il ne s’agit évidemment pas de demander la même chose à tout le monde.

Une personne âgée, handicapée, sans véhicule ou habitant dans un secteur réellement isolé doit pouvoir bénéficier d’une solution adaptée.

La proximité reste nécessaire lorsqu’elle répond à un véritable besoin.

Mais pour une grande partie de la population, pouvons-nous demander un petit effort supplémentaire lorsque le point de dépôt se trouve :

🛒 sur le trajet des courses ?

🏟️ sur le trajet du stade ?

♻️ sur le trajet de la déchèterie ?

🚗 sur l’itinéraire quotidien vers ou depuis Yenne ?

Ce n’est pas supprimer un service.

C’est partager intelligemment la responsabilité entre la collectivité et le citoyen.


📍 Et si nous passions de 18 PAV à 6 plateformes stratégiques ?

Acti-VE propose une piste simple à expérimenter.

Plutôt que de disperser les colonnes de tri dans de nombreux quartiers, pourquoi ne pas regrouper les capacités sur six plateformes suffisamment dimensionnées et facilement accessibles ?

🏟️ 1 — Le stade

⚰️ 2 — Le cimetière

🛒 3 — Le supermarché

🔄 4 — Le rond-point Landrecin

🥛 5 — La coopérative laitière

♻️ 6 — La déchèterie route de Lucey

Pourquoi ces endroits ?

Parce qu’ils correspondent à des flux de déplacement qui existent déjà et ils sont isolés des habitations


♻️ Plus de capacité là où les habitants passent déjà

L’objectif ne serait pas de simplement déplacer les 52 colonnes.

Il serait de redimensionner les plateformes selon les volumes réellement collectés.

Une plateforme pourrait donc accueillir plusieurs colonnes jaunes et vertes, voire différents flux de recyclage.

Elle pourrait également être :

👁️ plus facilement surveillée ;

💡 mieux éclairée ;

🚗 aménagée pour les arrêts ;

📊 équipée d’un suivi du remplissage ;

🧹 plus facilement entretenue ;

🚛 conçue pour faciliter le travail du camion-grue.

Moins de dispersion.

Davantage de capacité là où elle est utile.


🔵 Et les Molok ?

Les Molok ne sont pas le cœur de cette proposition.

Lorsqu’un Molok répond à un véritable besoin de proximité, il peut rester en place.

Notre réflexion concerne principalement le maillage des colonnes jaunes et vertes destinées au tri.

Il ne s’agit donc pas de supprimer l’ensemble des points de collecte.

Il s’agit de distinguer :

🔵 les besoins réels de proximité ;

🟡🟢 les flux de recyclage qui peuvent être regroupés.


📍 La Graville : un exemple qui mérite d’être étudié

Le secteur de La Graville permet de poser concrètement la question.

Un Molok est présent depuis environ 13 ans au carrefour :

route de Chambuet / route de Novalaise – chemin des Moulins Neufs.

Un autre PAV de tri se trouve derrière le collège, à environ 230 mètres.

La question n’est pas de décréter que l’un des deux est inutile.

La vraie question est :

Quel service supplémentaire apporte réellement un second point aussi proche ?

Et quel est le coût annuel de son maintien et de sa collecte ?

Voilà une question qui peut être objectivement mesurée.


💶 Qui paie les kilomètres ?

La collecte des déchets est un service public.

Mais un service public n’est pas gratuit.

Chaque tournée mobilise :

👷 du personnel
🚛 un véhicule spécialisé
🦾 un système de levage
⛽ de l’énergie
🛞 des pneumatiques
🔧 de l’entretien
⏱️ du temps
🛣️ des kilomètres.

Plus le réseau comporte de points à desservir, plus la tournée doit intégrer des arrêts, des manœuvres et des déplacements.

Nous ne prétendons pas aujourd’hui connaître l’économie exacte que permettrait une réduction du nombre de PAV.

Nous proposons de la calculer.


📊 Une proposition simple : mesurer avant de décider

Acti-VE propose à la Communauté de communes une comparaison objective.

🔵 SCÉNARIO A — Le réseau actuel

18 PAV

52 colonnes jaunes et vertes

  • les Molok nécessaires
  • la déchèterie.

À mesurer :

🚛 kilomètres annuels
⏱️ heures de collecte
📦 tonnages collectés
🔄 nombre d’interventions
💶 coût réel
🔊 nuisances.


🟢 SCÉNARIO B — 6 plateformes stratégiques

6 plateformes

avec une capacité adaptée aux volumes réellement produits.

Les Molok nécessaires restent disponibles.

Puis on mesure exactement les mêmes paramètres :

🚛 kilomètres
⏱️ temps
📦 tonnages
💶 coût
🔊 nuisances
♻️ qualité du tri
🗑️ éventuels dépôts sauvages
😊 satisfaction des habitants.


🧪 Pourquoi ne pas expérimenter ?

Il ne s’agit pas de décider définitivement sur une simple intuition.

MESURER → COMPARER → EXPÉRIMENTER → ÉVALUER

Une expérimentation de quelques mois permettrait de répondre à des questions très concrètes :

Les habitants acceptent-ils le déplacement vers des plateformes stratégiques ?

Les volumes sont-ils mieux regroupés ?

Les tournées sont-elles plus efficaces ?

Les kilomètres diminuent-ils ?

Les coûts diminuent-ils ?

Les nuisances diminuent-elles ?

La qualité du tri s’améliore-t-elle ou se dégrade-t-elle ?

Les chiffres permettront de trancher.


🌱 Moins de PAV ne signifie pas moins de tri

C’est un point essentiel.

Notre proposition n’est pas :

❌ « Supprimons les conteneurs. »

Elle est :

« Regroupons intelligemment les capacités de collecte. »

Le citoyen continue à trier.

La collectivité continue à collecter.

Mais les deux acteurs travaillent différemment.

Le citoyen :

trie → stocke → profite d’un déplacement existant → dépose.

La collectivité :

regroupe → collecte davantage à chaque arrêt → réduit potentiellement les kilomètres.


🧠 Le véritable enjeu : changer notre façon de penser le service public

Pendant longtemps, nous avons considéré que le meilleur service était celui qui apportait le conteneur au plus près de l’habitant.

Mais aujourd’hui, nous devons également nous demander :

Combien coûte cette proximité ?

Combien de kilomètres supplémentaires génère-t-elle ?

Combien de camions faut-il mobiliser ?

Combien de nuisances produit-elle ?

Et quelle part de cet effort pourrait être assumée par l’usager lorsqu’il effectue déjà le trajet ?


💡 Un citoyen responsabilisé est aussi un citoyen qui participe aux économies

Il ne s’agit pas de culpabiliser les habitants.

Au contraire.

Il s’agit de leur donner les moyens de devenir acteurs.

Je trie correctement.

Je limite mes déchets.

Je réutilise lorsque c’est possible.

Et lorsque je dois me déplacer, je profite de mon trajet pour déposer mon tri.

Ce petit effort individuel peut, multiplié par des centaines ou des milliers d’habitants, contribuer à réduire la charge supportée par la collectivité.


🚛 Et si nous arrêtions de faire déplacer les camions pour des déchets que nous pouvons déposer sur notre trajet ?

C’est finalement la question centrale.

Aujourd’hui :

18 PAV → nombreux arrêts → nombreuses manœuvres → nombreux kilomètres de camions spécialisés.

Demain, peut-être :

6 plateformes → davantage de capacité → moins d’arrêts → tournées optimisées.

Mais ne le supposons pas. Mesurons-le !


🎯 Yenne pourrait devenir un territoire pilote

La Communauté de communes de Yenne dispose déjà d’un réseau structuré de collecte.

Elle dispose également d’une déchèterie et de nombreux points d’apport volontaire.

Plutôt que d’ajouter toujours davantage de points, pourquoi ne pas être parmi les premiers territoires ruraux à expérimenter une autre approche ?

♻️ Un réseau moins dispersé.

🚗 Des plateformes implantées sur les flux existants.

🚛 Des tournées de collecte optimisées.

💶 Une recherche d’économie pour les contribuables.

🌱 Moins de déplacements spécialisés lorsque cela est possible.

👨‍👩‍👧 Une responsabilisation des citoyens.


🏁 CONCLUSION

♻️ Le tri est un geste citoyen.

🚛 Sa collecte est un service public.

💶 Son coût est l’affaire de tous.

Nous ne demandons pas moins de tri.

Nous demandons de nous poser une question simple :

Pourquoi faire circuler des camions spécialisés vers toujours plus de points dispersés lorsque les citoyens passent déjà quotidiennement par certains lieux stratégiques ?

À Yenne, nous avons une base concrète :

18 PAV 52 colonnes jaunes et vertes de 4 m³ des Molok une déchèterie

Et une hypothèse à tester :

18 PAV → 6 plateformes stratégiques

Pas une décision idéologique. Pas une suppression aveugle. Une expérimentation mesurable.


♻️ TRIER MIEUX. SE DÉPLACER MOINS. DÉPENSER MOINS. VIVRE MIEUX.

Et si le meilleur service public n’était pas celui qui demande le moins d’effort au citoyen…

mais celui qui utilise intelligemment les efforts de chacun pour réduire la facture de tous ?

🧠 LE CITOYEN N’EST PAS UN PASSAGER DU SYSTÈME

Nous demandons souvent à la collectivité de rapprocher toujours davantage les conteneurs de nos habitations.

Mais chaque nouveau point doit ensuite être desservi, entretenu et collecté en respectant la sécurité de chacun.

Pourquoi ne pas demander aussi un effort raisonnable à l’usager lorsque celui-ci peut déposer son tri sur un trajet qu’il effectue déjà ?

Le citoyen trie. La collectivité organise. Et chacun peut contribuer à réduire la facture.

Acti-VE — Mobilité • Énergie • Environnement porte parole du Collectif des Riverains de la Graville et des Jardins de la Dent du Chat

IMPORTANT : La publication de cette étude prospective à l’échelle communale N’ENLÈVE ABSOLUMENT RIEN À L’URGENCE ABSOLUE de retirer immédiatement les bacs de tri implantés au carrefour de la Graville pour des raisons évidentes de sécurité routière. Un carrefour présentant une configuration routière complexe et des conditions de visibilité qui peuvent être dégradées par le stationnement temporaire des usagers du PAV


HISTORIQUE ET STATISTIQUES DES DÉMARCHES INSTITUTIONNELLES

Dossier : PAV du Carrefour de la Graville & Projet de Biogaz Territorial Porteur du dossier : Thierry ZIEGLER (fondateur d’Acti-VE & Porte-parole du Collectif des Riverains) Période couverte : Juillet 2026 – Août 2026 CHRONOLOGIE DU DOSSIER – CARREFOUR DE LA GRAVILLE

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