Une étude Acti-VE sur le maillage des points d’apport volontaire, les coûts de collecte et une alternative à 6 plateformes stratégiques
📍 De 8 PAV en 2023 à 18 PAV en 2026 : que s’est-il passé ?
Un document officiel de la commune de Yenne indiquait en 2023 que le tri recyclable était organisé autour de 8 points d’apport volontaire (PAV) sur la commune :
- parking du cimetière ;
- stade ;
- salle polyvalente ;
- Carrefour Market ;
- Coopérative de Yenne ;
- rond-point Landrecin ;
- rue des Fleurs ;
- La Poste.
Le même document indiquait environ 375 habitants par PAV à Yenne, contre environ 200 habitants/PAV à l’échelle de la Communauté de communes de Yenne.
Trois ans plus tard, le paysage a fortement évolué.
D’après le relevé de terrain réalisé pour cette étude en 2026, Yenne compte désormais 18 PAV, auxquels s’ajoute la grande déchèterie de la route de Lucey.
Et surtout, ces 18 PAV ne correspondent pas à 18 conteneurs.
Ils regroupent au total :
🟡🟢 52 conteneurs de tri jaunes et verts
auxquels s’ajoutent les Molok destinés aux déchets résiduels, dont certains sont associés aux PAV de tri et 4 PAV constitués uniquement d’un Molok.
Cette différence est fondamentale.
18 PAV ≠ 18 bacs.
Un PAV peut regrouper plusieurs équipements et donc nécessiter plusieurs interventions de collecte.
🗺️ Un réseau qui s’est progressivement dispersé
Le relevé 2026 fait apparaître plusieurs sites supplémentaires qui ne figuraient pas dans l’inventaire communal de 2023.
🟡🟢 PAV associant tri et Molok
1. Chemin de la Curiase – côté services techniques
2. Rue de la Graville – derrière le collège
➡️ à environ 230 mètres du PAV de La Graville, au carrefour route de Chambuet / route de Novalaise.
3. Parking devant la salle polyvalente – près de la pharmacie
➡️ avec Molok + jaune, sans colonne verre, en plus du PAV situé derrière la salle polyvalente.
4. Rue des Acacias – entrée du lotissement
5. Local des services techniques – route de Lucey
6. Maison de retraite – rue Largier Bruno
🔵 Les 4 PAV « Molok seuls »
Quatre emplacements sont dédiés aux déchets résiduels :
- 📍 Place du Kiosque
- 📍 Rue du Fossé
- 📍 Chemin de la Tuilerie
- 📍 Faubourg Tornachat
Ces équipements doivent être comptabilisés dans l’étude du réseau, même s’ils ne font pas partie des 52 conteneurs jaunes et verts.
Pourquoi ?
Parce qu’un Molok doit lui aussi être :
🚛 vidé ;
🚚 desservi par un véhicule spécialisé ;
⏱️ contrôlé ;
🔧 entretenu ;
📍 intégré à une tournée.
Il représente donc également un point logistique générateur de déplacement.
♻️ 52 conteneurs jaunes et verts : mais combien coûte leur dispersion ?
C’est ici que notre étude change de nature.
Le coût d’un bac n’est qu’une petite partie du problème.
Un conteneur installé quelque part nécessite ensuite :
🚛 un camion spécialisé ;
👷 un chauffeur / équipage ;
⏱️ du temps d’arrêt ;
🔄 une remise en circulation ;
🛣️ un déplacement jusqu’au point suivant ;
⛽ de l’énergie ;
🛞 des pneumatiques ;
🔧 de l’entretien ;
📉 de l’amortissement ;
🚦 du temps perdu dans les ralentissements et les manœuvres.
Et lorsque les points sont nombreux et rapprochés, ces coûts se répètent.
🚛 Le véritable coût caché : le déplacement
Prenons un exemple simple.
Un camion vient collecter un conteneur.
Il doit :
arriver → ralentir → se positionner → sécuriser → déployer son équipement → vider → replier → repartir.
Même si l’opération ne dure que quelques minutes, le camion doit ensuite rejoindre le point suivant.
Avec 18 PAV, la collecte n’est donc pas : 18 points × une collecte.
C’est : 18 points × de nombreux arrêts × de nombreux déplacements × plusieurs passages dans l’année.
Et plus les points sont dispersés, plus le kilométrage augmente.
💶 Que paye réellement le contribuable ?
La facture ne se limite pas au carburant.
🚛 Coût direct
⛽ énergie
👷 Coût humain
salaires + charges
🔧 Coût mécanique
entretien + réparations
🛞 Coût pneumatique
usure liée aux arrêts et redémarrages
🚚 Coût du véhicule
achat + amortissement
⏱️ Coût du temps
attente + circulation + manœuvres
🛣️ Coût territorial
occupation et usure de la voirie
🔊 Coût environnemental et social
bruit + nuisances + émissions selon le véhicule
🎯 Et si nous changions complètement la logique ?
La proposition Acti-VE n’est pas de supprimer le tri.
Elle est exactement inverse :
Concentrer les moyens de collecte pour améliorer leur efficacité.
Au lieu de multiplier les petits points, pourquoi ne pas créer 6 plateformes de tri stratégiques, suffisamment dimensionnées pour recevoir les volumes actuels ?
Les six sites proposés :
🟢 1 — Stade
🟢 2 — Cimetière
🟢 3 — Supermarché / Carrefour Market
🟢 4 — Rond-point Landrecin
🟢 5 — Coopérative laitière
🟢 6 — Déchèterie route de Lucey
🛒 Pourquoi ces six emplacements ?
Ils ont une caractéristique essentielle :
les habitants y passent déjà.
Le citoyen ne serait pas obligé de faire un déplacement spécifique uniquement pour déposer ses emballages.
Il pourrait :
🏃 aller au stade ;
⚰️ se rendre au cimetière ;
🛒 faire ses courses ;
🚗 entrer ou sortir de Yenne par Landrecin ;
🥛 se rendre à la coopérative ;
♻️ aller à la déchèterie.
Et déposer au passage :
🟡 emballages ;
🟢 verre ;
📦 papiers/cartons selon le dispositif ;
♻️ autres flux acceptés.
👁️ Un autre avantage : la surveillance
Un point stratégique suffisamment fréquenté est plus facile à :
👀 surveiller ;
💡 éclairer ;
📹 éventuellement sécuriser ;
🧹 entretenir, nettoyer des déchet abandonnées, détruire la prolifération des nuisibles ;
📊 équiper de capteurs de remplissage ;
🚛 desservir efficacement.
🚛 Des conteneurs de 4 m³… mais un camion doit quand même venir les chercher
La Communauté de communes de Yenne utilise des colonnes de grande capacité, notamment 4 m³ pour le verre et les emballages. Les documents officiels indiquent que leur collecte est réalisée par camion-grue en fonction du taux de remplissage.
Cette organisation permet déjà de réduire le nombre de vidages par rapport à de petits conteneurs. Mais elle pose une autre question : faut-il disperser ces grandes colonnes sur 18 PAV lorsque certaines pourraient être regroupées sur quelques plateformes stratégiques ?
Une colonne de 4 m³ peut stocker un volume important de matériaux. Le véritable enjeu devient alors celui de la distance parcourue par le camion-grue entre deux colonnes et du nombre d’arrêts nécessaires pour collecter le même tonnage. Pourquoi l’argument de l’IoT ne valide pas l’implantation de La Graville
Même si la collectivité mettait en avant l’argument de conteneurs « intelligents » ou « connectés » au carrefour de La Graville, cela ne résout aucun des problèmes fondamentaux soulevés par le collectif :
Les nuisances de proximité demeurent : La présence des bacs au carrefour continue de provoquer le bruit des impacts de verre et les nuisances visuelles/sanitaires pour les riverains des Jardins de la Dent du Chat.
Un capteur ne supprime pas le danger routier : Que le camion passe une fois par semaine ou une fois par mois grâce à une sonde IoT, l’arrêt du poids lourd au carrefour de La Graville et le stationnement dangereux des usagers venant déposer leurs déchets restent un risque majeur d’accident.
Le coût fixe de l’arrêt reste identique : Dès que le camion doit s’arrêter sur ce point pour lever le bac, le coût d’immobilisation de l’équipage (les 8 minutes de manutention) est dépensé.
La question n’est donc pas : « faut-il des conteneurs de grande capacité ? » mais …..
« Où faut-il les placer pour que le camion parcoure le moins de kilomètres possible tout en conservant un service accessible aux habitants ? »
🔵 Mais les Molok ?
Ils restent !
C’est une précision essentielle de notre proposition.
Nous ne proposons pas de supprimer les Molok existants.
Les Molok pour déchets résiduels restent en place, notamment lorsqu’ils répondent à un véritable besoin de proximité.
Notre réflexion porte principalement sur :
🟡🟢 la dispersion des conteneurs de tri.
Autrement dit :
On ne retire pas nécessairement le service de collecte des déchets résiduels ; on rationalise le réseau de tri sélectif.
📊 18 PAV → 6 plateformes
La proposition est donc particulièrement simple :
Situation 2026
18 PAV
⬇️
52 conteneurs jaunes + verts
⬇️
plusieurs Molok
⬇️
1 déchèterie
Scénario Acti-VE
6 plateformes de tri principales
⬇️
conteneurs dimensionnés selon les volumes
⬇️
Molok conservés sur leurs emplacements nécessaires
⬇️
1 déchèterie
🚛 Ce qui pourrait changer pour les camions
Aujourd’hui, le camion doit intégrer dans sa tournée de nombreux arrêts.
Demain, il pourrait concentrer sa collecte sur :
6 plateformes beaucoup plus volumineuses.
Cela permet potentiellement :
📉 moins d’arrêts ;
📉 moins de manœuvres ;
📉 moins de kilomètres ;
📉 moins de temps de collecte ;
📉 moins d’usure ;
📉 moins de consommation ;
📉 beaucoup moins de nuisances sonore de pollution du sol et de l’air dans les quartiers.
Mais surtout :
davantage de tonnes collectées par kilomètre parcouru.
C’est ce ratio qui doit devenir l’un des indicateurs fondamentaux du service.
⚠️ Attention : 18 → 6 ne signifie pas automatiquement « économie de 66 % »
Ce serait une erreur de présenter les choses ainsi.
Un camion ne parcourt pas nécessairement trois fois moins de kilomètres simplement parce que le nombre de PAV est divisé par trois.
Les kilomètres dépendent :
📍 de la géographie ;
🚛 du dépôt du camion ;
📦 des tonnages ;
📅 de la fréquence ;
🚦 de la circulation ;
📏 des distances entre points ;
🏗️ de la capacité des conteneurs.
C’est précisément ce que l’étude doit calculer.
Nous devons comparer les tournées réelles 2026 avec une tournée théorique à 6 plateformes.
🧮 L’indicateur clé : le coût par tonne
La collectivité devrait pouvoir répondre à une question très simple :
Combien coûte la collecte d’une tonne de verre ?
Et :
Combien coûte la collecte d’une tonne d’emballages ?
Puis :
Combien de kilomètres le camion parcourt-il pour collecter cette tonne ?
C’est beaucoup plus pertinent que de compter uniquement le nombre de bacs.
🏘️ Une question encore plus importante : faut-il mettre un bac partout ?
La logique actuelle peut sembler évidente :
« Plus le conteneur est proche, meilleur est le service. »
Mais ce raisonnement oublie une chose :
le conteneur n’est pas immobile dans le bilan environnemental.
Il faut aussi déplacer :
🚛 le camion ;
👷 le personnel ;
⛽ l’énergie ;
🛞 les pneus ;
🔧 les pièces mécaniques.
Et ces déplacements sont payés par :
les usagers et contribuables.
🚗 Le citoyen se déplace déjà
C’est là que se trouve le cœur de la proposition.
La majorité des habitants effectuent régulièrement des déplacements pour :
🛒 leurs courses ;
🏫 les enfants ;
🏃 le sport ;
💼 le travail ;
👨👩👧 la famille ;
🏥 les rendez-vous ;
♻️ la déchèterie.
Pourquoi ne pas intégrer le tri à ces déplacements ?
Plutôt que :
🏠 → 🚗 → ♻️ → 🚗 → 🏠
Faire :
🏠 → 🚗 → 🛒 + ♻️ → 🏠
Un seul déplacement au lieu de deux.
👵 Et les personnes vulnérables ?
Cette proposition ne doit surtout pas devenir une politique punitive.
Les personnes :
♿ handicapées ;
👵 âgées ;
🚶 sans véhicule ;
🏡 habitant des secteurs réellement isolés
doivent conserver une solution adaptée.
La concentration doit donc être :
stratégique, pas dogmatique.
L’objectif n’est pas de faire parcourir plusieurs kilomètres à une personne fragile pour jeter une bouteille.
L’objectif est de supprimer les doublons inutiles tout en conservant une véritable proximité là où elle est nécessaire.
📍 La Graville : un cas emblématique
Le secteur de La Graville illustre parfaitement la question.
Nous avons :
🔵 un Molok historique
installé depuis environ 13 ans au carrefour route de Chambuet / route de Novalaise, chemin des Moulins Neufs.
Puis :
🟡🟢 un autre PAV
situé rue de La Graville, derrière le collège.
Distance annoncée :
≈ 230 mètres
La question n’est donc pas :
« Qui a raison ? »
Mais :
« Quel est le niveau de service supplémentaire réellement apporté par deux points aussi proches, comparé aux coûts et aux nuisances de leur maintien ? »
C’est une question qui peut être mesurée.
📊 Le futur tableau de comparaison
Notre étude complète devra finalement produire quelque chose comme ceci :
| Indicateur | Réseau 2026 | 6 plateformes |
|---|---|---|
| PAV tri | 14 | 6 |
| PAV Molok seuls | 4 | 4 + maintien nécessaire |
| Conteneurs tri | 52 | À dimensionner |
| Déchèterie | 1 | 1 |
| Arrêts camion | À mesurer | À calculer |
| Km/an | À mesurer | À calculer |
| Heures/an | À mesurer | À calculer |
| Énergie | À mesurer | À calculer |
| Personnel | À calculer | À calculer |
| Pneumatiques | À calculer | À calculer |
| Entretien | À calculer | À calculer |
| Amortissement | À calculer | À calculer |
| Coût annuel | À calculer | À calculer |
| €/tonne | À calculer | À calculer |
| Nuisances riverains | Réparties | Concentrées sur sites adaptés |
🌱 L’objectif n’est pas « moins de tri »
C’est exactement l’inverse.
Plus de tri utile.
Plus de matière collectée.
Plus de remplissage des conteneurs.
Plus d’efficacité des tournées.
Moins de kilomètres inutiles.
Moins d’arrêts.
Moins de bruit.
Moins de dépenses.
🚛♻️ Et si le camion arrêtait de courir après les poubelles ?
C’est finalement la question centrale.
Pendant des décennies, nous avons organisé notre système autour de la proximité immédiate :
« Le bac doit être proche de chez moi. »
Il est peut-être temps de réfléchir autrement :
« Le bac doit être là où les citoyens passent déjà et où le camion peut collecter efficacement. »
🎯 La proposition Acti-VE pour Yenne
18 PAV → 6 plateformes stratégiques
📍 Stade
📍 Cimetière
📍 Supermarché
📍 Rond-point Landrecin
📍 Coopérative laitière
📍 Déchèterie route de Lucey
avec :
🟡 suffisamment de conteneurs jaunes
🟢 suffisamment de conteneurs verts
📦 capacités adaptées aux volumes
👁️ surveillance facilitée
📊 mesure du remplissage
🚛 tournées optimisées.
Et parallèlement :
🔵 les Molok restent là où leur maintien est justifié.
🇫🇷 Une expérimentation avant toute décision
Acti-VE ne propose pas de décider sur une simple impression.
Nous proposons :
MESURER → SIMULER → EXPÉRIMENTER → COMPARER
Pendant quelques mois :
📊 tonnages ;
🚛 kilomètres ;
⏱️ temps de collecte ;
⛽ énergie ;
💶 coût ;
🔊 nuisances ;
♻️ qualité du tri.
Puis comparer avec le système actuel.
Si le regroupement fonctionne :
Yenne pourrait devenir un exemple de rationalisation intelligente des PAV.
♻️ Conclusion
18 PAV, 52 conteneurs jaunes et verts, plusieurs Molok et une déchèterie : le réseau de collecte de Yenne est suffisamment important pour qu’une véritable analyse économique soit menée.
La question n’est pas de supprimer le tri.
La question est de savoir si 18 points de collecte sont réellement nécessaires pour assurer le service, ou si 6 plateformes suffisamment dimensionnées et intelligemment implantées pourraient assurer le même service — voire un meilleur service — avec :
🚛 moins de kilomètres
⏱️ moins de temps de collecte
💶 moins de dépenses
🛞 moins d’usure
🔊 moins de nuisances
🌱 moins d’impact environnemental
Tout en maintenant les Molok nécessaires, la déchèterie et des solutions adaptées aux personnes qui ne peuvent pas se déplacer.
Ne supprimons pas le tri. Optimisons le trajet du déchet.
♻️ Le meilleur conteneur n’est pas forcément celui qui est le plus proche de notre maison.
🚗 C’est peut-être celui que nous pouvons utiliser sur un trajet que nous faisons déjà.
« S’agit-il d’un choix irréfléchi ou d’une logique purement financière ? La multiplication de ces points d’apport volontaire devient insupportable. Nos habitations perdent de leur valeur, tandis que notre quotidien est gâché par le sur-trafic quotidien de voitures et de camions au carrefour de La Graville. En parallèle, le montant de la redevance est passé de 68 € en 2020 à 108 €, soit une augmentation de près de 60 % sans aucun gain de service pour les usagers — et de nouvelles hausses sont déjà annoncées. Nous refusons de payer toujours plus cher pour subir une dégradation directe de notre cadre de vie et de notre sécurité. »
Acti-VE — Mobilité • Énergie • Environnement • Économie circulaire. Porte-parole du Collectif des Riverains de la Graville et des Jardins de la Dent du Chat