En février 2017, le blog Acti-VE publiait un cri d’alarme intitulé « Dépollueurs-payeurs contre constructeurs tricheurs ». Cet article dénonçait l’inertie française face au Dieselgate et fustigeait un calendrier politique trop laxiste qui laissait le « feu vert aux pétrolettes » jusqu’en 2040. Presque dix ans plus tard, alors que l’échéance européenne de 2035 pour la fin du thermique approche à grands pas, la comparaison avec la méthode norvégienne offre une leçon magistrale de courage politique et d’efficacité fiscale.

1. Le Constat de 2017 : Le Citoyen Victime de la Triche Industrielle
L’article initial de 2017 mettait en lumière une injustice majeure : pendant que certains constructeurs traditionnels optimisaient frauduleusement leurs tests d’émissions de $CO_2$ et de $NO_x$ pour prolonger la vie du thermique, le coût réel de cette pollution (sanitaire, environnemental et économique) était transféré sur les épaules des citoyens.
Les automobilistes conscients devaient financer eux-mêmes leur transition (« les dépollueurs-payeurs ») face à un marché national protégé par un calendrier d’interdiction alors jugé bien trop lointain.
2. Le Mirage de l’Hybridation : L’Autre Mensonge des Constructeurs actuellement en cours !
Pour retarder l’avènement du 100 % électrique, l’industrie a dégainé une nouvelle arme de distraction massive : l’hybridation. Présentée comme la transition idéale, elle s’est rapidement révélée être un autre mensonge écologique et économique.

Sous couvert de vignettes Crit’Air avantageuses et de discours marketing bien rodés, les véhicules hybrides (notamment rechargeables) ont surtout permis de perpétuer la dépendance aux énergies fossiles. En conditions réelles, une fois la petite batterie vidée, ces véhicules lourds surconsomment et polluent autant, voire plus, qu’une thermique classique. C’est une fausse solution qui maintient l’automobiliste à la pompe tout en donnant bonne conscience aux constructeurs.
3. L’Obsolescence Programmée de l’Essence
Dès décembre 2018, Acti-VE enfonçait le clou avec l’article « L’essence sera obsolète dès 2025… », prédisant avec lucidité le basculement technologique. Investir dans un véhicule thermique ou hybride après cette charnière, c’était accepter d’acheter une technologie déjà condamnée à l’obsolescence. Le coût de possession (carburant, entretien d’un double moteur thermique/électrique complexe, décote fulgurante) rend ces choix totalement irrationnels face à la rupture de l’électromobilité.
4. La Formule Norvégienne : Le Vrai Principe du Pollueur-Payeur
À l’opposé des subventions directes et des bonus écologiques distribués à coups de chèques publics comme en France, le succès norvégien repose sur une logique purement fiscale et dissuasive. La Norvège n’a pas subventionné l’achat de véhicules électriques (VE) ; elle a simplement rendu l’alternative thermique (et hybride) financièrement insupportable.
- Une fiscalité comparative agressive : Les véhicules thermiques et hybrides subissent de lourdes taxes basées sur le poids, les émissions de $CO_2$ et de $NO_x$.
- L’inversion des prix à l’achat : En exonérant les VE de ces taxes et de la TVA (jusqu’à un certain seuil), un modèle pur électrique devient immédiatement moins cher à l’achat qu’un équivalent fossile ou une fausse solution hybride.
- Un coût d’usage imbattable : Grâce à une électricité nationale d’origine presque 100 % hydraulique, faire rouler un VE en Norvège ne coûte presque rien, d’autant que le pays y a ajouté la gratuité ou de fortes réductions sur les péages et les stationnements urbains.
5. Comparaison des Modèles : France vs Norvège
Voici une analyse comparative des deux philosophies de transition basées sur les retours d’expérience historiques :
| Critère | Le Modèle Français (Critique Acti-VE) | La Formule Norvégienne |
| Mécanisme principal | Subventions directes (Bonus) et compromis politiques (niches fiscales pour l’hybride). | Fiscalité lourde sur le thermique/hybride et exonération complète pour le VE. |
| Rapport de force économique | Le VE subit la concurrence déloyale de l’hybride, faussement labellisé « propre ». | Le VE est naturellement et structurellement moins cher à l’achat que tout véhicule avec un pot d’échappement. |
| Positionnement de l’industrie | Lenteur à la conversion, lobbying pour prolonger le thermique via l’hybridation. | Adaptation forcée et rapide du marché face à la disparition complète de la demande fossile. |
6. Conclusion : Anticiper pour ne pas Subir
L’avertissement lancé par le blog Acti-VE dès 2017 et confirmé en 2018 reste d’une brûlante actualité. Face aux bouleversements réglementaires, environnementaux et économiques, s’accrocher au thermique ou céder au mirage de l’hybridation relève d’un calcul risqué.
Pour ne pas « se planter », les conducteurs doivent anticiper le mur de l’obsolescence et cesser de subir le coût de la dépollution. Les politiques publiques nationales gagneraient quant à elles à s’installer enfin dans la rigueur fiscale scandinave : cesser de tolérer les faux-semblants technologiques, et faire payer le juste prix de la pollution.
L’essence est obsolète depuis 2025 et le nucléaire l’est déjà

Périmé, désuet, vieilli, démodé, dépassé ! N’en déplaise à nos gouvernements, aux oligarchies et mêmes à nos citoyens, la voiture électrique « ActiVE » la disruption verte qui est en cours.
Comme l’usager les constructeurs automobiles traditionnels ont La grande peur du changement !

Les nuages noirs s’accumulent dans le ciel de l’industrie automobile La nécessité d’électrifier les gammes pèsera sur les résultats des constructeurs, au moment même où les marchés ralentissent !