La réponse tient en un mot : la facilité financière immédiate pour quelques promoteurs. Pourtant, quand on fait le calcul global — en intégrant les dégâts écologiques et la valeur réelle de l’électricité produite —, le solaire en forêt est une hérésie économique et environnementale. Démontrons-le simplement. 🌳
Le match des chiffres : 10 hectares de forêt face à un parking 📊
Imaginons deux projets de même puissance, capables de produire de l’énergie pour des milliers de foyers.
Option A : Défricher 10 hectares de forêt 🪓
Le faux avantage : C’est moins cher à installer au départ sur un parking (environ 6,5 millions d’euros) car le terrain plat au sol est facile d’accès. Sauf si on met le feu à la forêt !
La réalité écologique : On abat entre 5 000 et 10 000 arbres. C’est un puits de carbone détruit qui relâche immédiatement plus de 1 000 tonnes de CO² dans l’atmosphère et stoppe l’absorption naturelle pour les 30 ans à venir.
La perte financière cachée : Si l’on ajoute le coût des pénalités de compensation forestière, la destruction de la biodiversité et la perte des services écologiques (rétention de l’eau, régulation du climat), l’addition réelle grimpe à plus de 7,5 millions d’euros pour la collectivité.
Option B : Couvrir 50 000 m² de parking (4 000 places) 🚗
L’investissement de départ : Construire des ombrières métalliques surélevées coûte plus cher au départ (environ 12 millions d’euros).
Le bénéfice écologique immédiat :0 arbre coupé, 0 hectare de biodiversité détruit. Le sol est déjà bitumé et imperméabilisé.
La rentabilité en circuit court : C’est là que tout change ! Sur un parking commercial ou de gare, l’électricité est consommée directement sur place ou injectée dans des bornes de recharge pour la mobilité électrique. Cette revente directe rapporte 8 à 12 millions d’euros de revenus supplémentaires sur 30 ans par rapport à une centrale isolée au fond des bois ! 💰⚡
Bloqués par la justice en forêt, bloqués par la bureaucratie sur parking : Changeons les règles ! 🏛️⚠️
Si la démonstration économique est évidente, la réalité du terrain montre un double blocage qu’il est urgent de dénoncer :
1. En forêt et sur les terres agricoles : L’impasse juridique et les fausses excuses 🛑
Pendant longtemps, certains industriels ont tenté de contourner la protection des espaces naturels sous couvert d’« agrivoltaïsme » ou de projets XXL en forêt (comme le projet Horizeo de 1 000 ha en Gironde). La justice et la loi ont sifflé la fin de la récréation :
Des lois plus fermes : La réglementation (loi ZAN de fin 2023, Code forestier) impose désormais que le solaire ne détruise pas durablement les fonctions écologiques du sol.
Une jurisprudence intraitable : Les tribunaux administratifs et cours d’appel (Bordeaux, Lyon, Versailles, Nantes) enchaînent les annulations de permis de construire. La justice sanctionne l’absence de réelle activité agricole sous les panneaux et refuse les passe-droits au détriment de la biodiversité.
2. Sur les parkings : L’enfer des dérogations et des verrous administratifs 📋
Pendant que des promoteurs s’épuisent dans des batailles perdues d’avance pour raser des forêts, la loi APER de 2023 (qui impose 50 % d’ombrières sur les grands parkings) est constamment contournée par des dérogations :
Normes de sécurité et SDIS : Les refus ou vetos des services de secours se multiplient en raison de gabarits d’ombrières mal adaptés au passage des camions de pompiers ou des poids lourds.
Servitudes d’urbanisme : Avis négatifs des Bâtiments de France (ABF), cônes de réfraction pour la navigation aérienne ou réticences de certains élus locaux… L’incompatibilité technique est devenue une excuse facile.
Pourquoi faut-il dire STOP aux fausses excuses ? 🛑
Les promoteurs préfèrent la forêt uniquement parce que le chèque de départ est plus petit pour eux. Mais pour les citoyens, la nature et le climat, c’est une opération perdante sur toute la ligne !
Sur un parking : L’énergie est produite là où sont les voitures et les consommateurs, en intégrant des technologies intelligentes comme les smart grids.
Sur un parking : Les usagers gagnent un confort immédiat (voitures protégées du soleil, de la chaleur et de la grêle).
Sur un parking : On respecte la loi de 2023 qui rend les ombrières obligatoires sur les grands espaces de stationnement.
Le mot d’Acti-VE : Ne nous laissons pas berner par les beaux discours. La vraie transition énergétique ne se fait pas à la tronçonneuse. Exigeons la priorité absolue pour l’autoconsommation sur nos toits, nos fermes et nos parkings ! 🌍