Un carrefour dangereux,🚨 des nuisances 🏠 et un PAV ♻️ dont l’utilité locale pose question
Après plusieurs semaines d’observations, de photographies, d’échanges avec les usagers et de nombreuses démarches auprès des collectivités, la question mérite désormais d’être posée clairement :
Pourquoi maintenir un point d’apport volontaire au carrefour de La Graville alors que son implantation crée des nuisances, ajoute des risques à un carrefour déjà complexe et semble principalement servir des usagers venant de l’extérieur du quartier ?
La demande urgente des signataires de la pétition est simple :
➡️ le retrait immédiat des trois colonnes de tri installées au carrefour de La Graville et leur déplacement vers un site plus adapté et sécurisé.
Nous ne sommes absolument pas opposés au tri.
Nous contestons cet emplacement.
📍 Un carrefour particulièrement complexe
Le site n’est pas un simple espace de stationnement.
Il se trouve au croisement de plusieurs voies :
rue de la Graville ; un STOP aveugle à gauche 🛑
route de Novalaise ; une priorité à droite ↔️
route de Chambuet ; une priorité à droite ↔️
chemin des Moulins Neufs ; un céder le passage aveugle à droite ⚠️
rue Antoine Laurent. une route prioritaire qui favorise le plein régime vers Novalaise
depuis début juillet l’accès sur terre battue réservé aux camions spécialisés est utilisé par des voitures pour déposer à la PAV les déchets
Ce sont cinq voies qui se rencontrent dans un secteur où les mouvements sont nombreux.
À cela s’ajoutent une circulation locale importante et une circulation touristique, notamment de personnes cherchant à rejoindre Novalaise ou le lac d’Aiguebelette.
Certains automobilistes se trompent de direction, s’engagent dans le chemin des Moulins Neufs, puis doivent effectuer un demi-tour ou une manœuvre pour repartir.
Ajouter à cet endroit des arrêts réguliers de véhicules venus déposer leurs déchets n’est donc pas neutre.
🏠 1. DES NUISANCES POUR LES RIVERAINS
Les trois colonnes sont implantées à moins de 20 mètres de plusieurs habitations.
Le site était pourtant auparavant un espace particulièrement agréable :
🌳 arbres ✝️ croix 🌿 végétation 🌊 proximité du cours d’eau 🪑 banc 🏡 habitations
Un cadre de vie paisible qui annonce l’entrée dans Yenne qui se retrouve désormais confronté à un équipement de collecte visible depuis les routes et habitations.
Les nuisances constatées sont multiples :
🔊 bruit des bouteilles déposées ;
🚛 bruit important lors du vidage de la colonne de verre par camion-grue ;
🍾 bris de verre autour du conteneur ;
🗑️ dépôts abandonnés à proximité ; (collecté pour preuve par le collectif des signataires )
🐝 risque d’attirer certains nuisibles lorsque des déchets sont déposés à côté des colonnes ;
👁️ dégradation du paysage ;
🚶 difficulté et danger supplémentaire pour les personnes traversant la route à pied.
Et contrairement à un PAV implanté sur un parking aménagé, il n’existe ici ni trottoir continu ni passage piéton permettant de rejoindre facilement les colonnes en toute sécurité.
🚗 2. UN PROBLÈME DE SÉCURITÉ ROUTIÈRE
C’est probablement le point le plus préoccupant.
Un PAV entraîne nécessairement des arrêts et des départs :
🚗 voiture ;
🚐 camionnette, camion spécialisé pour le vidage ;
↩️ manœuvres ;
🅿️ stationnement temporaire même sur le coté de la chaussée;
🚶 personnes qui descendent du véhicule.
Or ces mouvements se produisent directement dans un carrefour complexe.
Lorsqu’un véhicule s’arrête devant les colonnes, il peut temporairement :
réduire la visibilité ;
gêner un véhicule qui arrive ;
masquer un autre usager ;
provoquer une manœuvre d’évitement ;
compliquer le passage des piétons surtout des 2 roues qui sont très nombreux.
⚠️ Et la situation est aggravée par l’absence de trottoir et de passage piéton.
Un habitant qui souhaite rejoindre les colonnes doit donc traverser la chaussée dans un secteur où les priorités et les trajectoires sont déjà complexes.
Ce n’est pas une question théorique.
📸 Des photographies prises sur place montrent concrètement les situations de visibilité dégradée et les véhicules stationnés autour du PAV.
🧭 Une circulation touristique qui complique encore la situation
Le carrefour est également situé sur un itinéraire fréquenté par des personnes qui ne connaissent pas nécessairement le secteur.
Des automobilistes cherchant à rejoindre :
📍 Novalaise 📍 le lac d’Aiguebelette 📍 les communes voisines
peuvent s’engager par erreur dans le chemin des Moulins Neufs. Ils doivent alors ralentir, s’arrêter ou effectuer un demi-tour.
Pourquoi ajouter à ce carrefour des mouvements supplémentaires liés aux déchets ?
La question mérite au minimum une véritable étude de sécurité.
💶 3. QUELLE EST L’UTILITÉ RÉELLE DE CE PAV ?
C’est ici que nos observations deviennent particulièrement intéressantes.
Selon les échanges réalisés avec les usagers du PAV, environ 10 % seulement seraient des habitants du secteur.
Environ 90 % des utilisateurs viendraient donc de l’extérieur du quartier, principalement en voiture ou camionnette.
Il ne s’agit pas d’une étude statistique exhaustive : ce sont des observations de terrain et des échanges avec les usagers.
Mais elles posent une question simple :
Si l’immense majorité des utilisateurs vient déjà en véhicule, pourquoi imposer cet équipement à un carrefour résidentiel aussi contraint ?
D’autant que Yenne dispose déjà :
♻️ d’une déchèterie route de Lucey ;
🏟️ du stade ;
🛒 de secteurs commerciaux ;
🥛 de la coopérative ;
📍 d’autres PAV ;
un réseau de 17 autres PAV selon notre inventaire, représentant désormais 55 colonnes jaunes et vertes de 4 m³ sur la commune.
La question n’est donc pas :
« Comment permettre aux habitants de trier ? »
Mais :
« Où le tri doit-il être organisé pour rendre le meilleur service avec le moins de nuisances et de risques et de coût ? »
🍾 LE CHIFFRE QUI INTERPELLE : 1,2 TONNE DE VERRE
Un autre élément mérite réflexion.
La colonne de verre installée au carrefour possède une capacité de 4 m³.
Lors de sa vidange du 3 août, si elle était effectivement remplie, son contenu peut représenter, à titre d’ordre de grandeur, environ 1,2 tonne de verre, selon la masse volumique retenue pour le verre en vrac.
Le ratio national ADEME 2024 de collecte séparée du verre est de 33,04 kg/habitant/an. (Actu-Environnement)
Avec une taille moyenne de ménage de 2,14 personnes, cela correspond à environ :
70,7 kg de verre par foyer et par an.
Une tonne de verre représente donc environ :
17 années de production d’un foyer moyen ?
Non : ramené à une période de collecte, le calcul devient beaucoup plus parlant.
1 200 kg ÷ 70,7 kg/an × 365 jours ≈ 6 200 jours-foyers
Sur 33 jours, cela représente environ :
🟢 188 à 190 foyers moyens. avec ses nuisances ….regarder écouter !
🏡 OR, COMBIEN DE FOYERS SONT DIRECTEMENT AUTOUR DU PAV ?
Nos deux lotissements et les habitations immédiatement environnantes représentent à peine 33 maisons.
Même si toutes étaient occupées en permanence, elles ne pourraient donc pas expliquer à elles seules un remplissage correspondant à environ 195 foyers moyens pendant 33 jours.
Et le mois de juillet complique encore le calcul.
☀️ Vacances et absences
Pendant cette période, une partie des logements est régulièrement inoccupée.
Si l’occupation effective des 33 maisons est réduite d’environ 20 à 25 %, l’apport local théorique tombe autour de 150 kg sur cette période, selon les hypothèses retenues.
Il resterait alors environ :
1 050 kg provenant d’autres secteurs.
Cela correspond à une part extérieure de l’ordre de : 87,5 à 90 %
⚠️ Ce chiffre est une estimation d’ordre de grandeur, et non une mesure statistique des utilisateurs. Il vient compléter nos observations de terrain ; il ne doit pas être présenté comme un comptage automatique des origines des dépôts.
Mais les deux approches convergent vers la même question :
Ce PAV sert-il réellement prioritairement les habitants du quartier sachant que la pétition confirme la volonté pour l’enlèvement tout en trian comme depuis plus de 13 ans ?
♻️ 17 PAV ET 55 COLONNES : LE SERVICE EST-IL DÉJÀ SUFFISANT ?
Notre relevé de terrain porte désormais le réseau de Yenne à :
18 PAV au total
et
55 colonnes jaunes et vertes de 4 m³.
L’article précédent avait établi la progression du réseau : le document communal de 2023 faisait état de 8 PAV destinés au tri à Yenne ; notre relevé 2026 en dénombre désormais 18. (Acti-VE)
Cette évolution mérite une réflexion sur l’organisation globale du service.
D’autant que la proposition défendue dans notre dossier n’est pas de supprimer le tri, mais de rationaliser les implantations et de privilégier des sites suffisamment dimensionnés, accessibles et sécurisés. (Acti-VE)
♻️ D’un déchet subi à une ressource : responsabiliser plutôt que multiplier
Le problème de La Graville ne doit pas être isolé de la politique générale des déchets.
Depuis plusieurs années, Acti-VE défend une idée simple :
un bon service public ne consiste pas à rapprocher indéfiniment les conteneurs du citoyen, mais à lui donner les moyens et l’intérêt de réduire et de valoriser ses déchets.
Notre article consacré à la gestion des déchets et de l’énergie soulève déjà cette question : lorsque la pesée incitative disparaît, le lien entre le comportement du foyer et le coût du service disparaît également. Le citoyen qui trie soigneusement et celui qui produit beaucoup de déchets résiduels peuvent alors être soumis à une logique de financement beaucoup moins directement liée à leur comportement.
⚖️ Mesurer plutôt que multiplier
La solution ne devrait donc pas être de créer toujours davantage de PAV pour rendre le dépôt plus facile.
Elle devrait être de :
⚖️ mesurer les déchets résiduels ; ♻️ encourager réellement le tri ; 🟤 séparer et valoriser les biodéchets ; 🚛 optimiser les tournées ; 💶 faire évoluer le coût du service avec son utilisation réelle.
C’est cette logique qui permet de passer d’une politique du « toujours plus de conteneurs » à une politique du « moins de déchets, moins de déplacements et davantage de valorisation ».
L’article d’Acti-VE propose notamment d’étudier la valorisation des biodéchets par méthanisation et la production locale de biogaz : le déchet organique peut alors devenir une ressource énergétique et agricole, plutôt qu’un simple flux supplémentaire à transporter et traiter.
🚛 Et cela rejoint directement le problème de La Graville
Pourquoi faire circuler davantage de véhicules pour alimenter et vider des points de collecte dispersés si une organisation plus rationnelle permet :
moins de PAV → moins d’arrêts → moins de kilomètres → moins de nuisances → moins de coûts → davantage de responsabilité individuelle ?
La question posée à La Graville devient alors beaucoup plus simple :
Faut-il rapprocher toujours davantage le conteneur du citoyen, ou rapprocher le citoyen d’un service public mieux organisé ?
Nous défendons la seconde solution.
Le citoyen n’est pas incapable de transporter ses déchets triés jusqu’à un point adapté : il le fait déjà lorsqu’il se rend au stade, au supermarché, à la coopérative ou à la déchèterie.
La véritable modernité n’est donc pas de mettre une colonne devant chaque quartier.
Regarder la gestion des déchets et de l’énergie au niveau local laisse parfois un arrière-goût amer.
📍 ET SI LES USAGERS VENAIENT DE PLUS LOIN ?
Une autre piste mérite également d’être étudiée.
Si une part importante des utilisateurs du PAV de La Graville vient des secteurs situés en direction d’Ameysin et des Couleurs, pourquoi ne pas étudier prioritairement :
👉 les équipements existants dans ces secteurs ?
L’objectif serait de rapprocher le point de collecte du flux de déplacement réel des utilisateurs, plutôt que d’implanter systématiquement une nouvelle colonne dans un secteur résidentiel.
C’est exactement la logique développée dans notre réflexion sur les plateformes de tri stratégiques : utiliser les déplacements que les habitants effectuent déjà, plutôt que multiplier les petits points de collecte. (Acti-VE)
✍️ 44 RIVERAINS DEMANDENT LE RETRAIT
La demande n’est pas portée par une seule habitation.
44 riverains directement concernés ont signé la pétition demandant le retrait du PAV de La Graville.
Ils ne demandent pas la fin du tri.
Ils demandent :
L’usage des autres emplacements.
C’est une nuance fondamentale.
Nous sommes favorables au tri et au recyclage et l’avons effectué durant 13 ans avant la pose très récente de ce PAV. LA question à se poser est pourquoi ce PAV n’a jamais exité auparavant mais seul le Molok. La réponse est pour des raisons de sécurité évidente !
Nous sommes favorables à un service public efficace.
Mais nous contestons l’implantation de ce PAV dans ce carrefour.
🎯 NOTRE DEMANDE À LA COMMUNAUTÉ DE COMMUNES
Nous rééditons donc officiellement :
1️⃣ Le retrait immédiat des trois colonnes du PAV de La Graville.
2️⃣ L’étude d’un emplacement alternatif sécurisé.
3️⃣ L’étude des PAV et équipements existants dans les secteurs d’Amesin et des Couleurs.
4️⃣ Une analyse de sécurité du carrefour.
5️⃣ La prise en compte des nuisances pour les habitations situées à moins de 20 mètres.
6️⃣ La publication des données permettant de connaître la fréquentation réelle de ce PAV et son coût de collecte.
🚨 LE TRI OUI. CE PAV, NON.
La multiplication des conteneurs ne constitue pas automatiquement une amélioration du service public.
Un bon service public doit être :
♻️ accessible
💶 économiquement rationnel
🚛 optimisé pour la collecte
🏠 respectueux des riverains
🚗 compatible avec la sécurité routière
🌳 respectueux du cadre de vie
Et surtout :
un équipement public doit être implanté là où il rend le meilleur service, pas simplement là où il est possible de le poser.
⚖️ CONCLUSION : IL EST TEMPS DE CHOISIR LE BON EMPLACEMENT
La question posée à la Communauté de communes n’est finalement pas :
« Êtes-vous pour ou contre le tri ? »
Nous sommes pour le tri.
Les vraies questions sont :
« Pourquoi maintenir trois colonnes de tri dans un carrefour dangereux, très fréquenté et résidentiel alors que d’autres solutions existent ? Pourquoi attendre un accident pour vérifier qu’un autre emplacement serait plus sûr ? »
Avec tous ces riverains signataires, des nuisances documentées, une proximité de moins de 20 mètres avec les habitations, un carrefour complexe et une utilisation qui semble majoritairement provenir de l’extérieur du quartier, nous demandons le retrait immédiat du PAV de La Graville et son déplacement vers un site plus sûr et mieux adapté.