Stratégie d’électrification du réseau routier : l’intelligence logicielle pour optimiser les infrastructures ⚡

Le récent document publié par la DGITM (Direction générale des infrastructures, des transports et des mobilités) sur le dimensionnement des stations de recharge détaille une méthodologie ambitieuse pour équiper nos routes nationales. Si les investissements pour le raccordement au réseau public de distribution sont colossaux, l’expertise technique montre qu’une approche basée sur la modélisation et le pilotage intelligent peut radicalement changer la donne économique.

Grâce aux simulations effectuées sur le jumeau numérique de notre EMS (Energy Management System), nous avons analysé comment adapter progressivement le nombre de points de charge tout en maîtrisant les coûts d’infrastructure.

📊 La modélisation : une nécessité pour un déploiement efficace

Pour répondre aux objectifs de 2030 (15 % de VL et 10 % de PL électriques) et 2035 (37 % de VL et 30 % de PL), le renforcement de l’infrastructure doit être granulaire. Nos simulations montrent une progression claire de la capacité de service pour des bornes de 300 kW :

  • 🔌 8 points de charge : permettent de gérer sereinement 130 sessions quotidiennes sans attente. +1
  • 🔌 12 points de charge : permettent de monter jusqu’à 250 véhicules par jour.
  • 🔋 12 points + BESS 400 kWh : permettent de dépasser les 270 recharges quotidiennes sans modifier la puissance de raccordement.

Cette approche démontre que le réseau en France est prêt ! depuis des décennie à condition de déployer l’intelligence là où elle est nécessaire. 😉

🔋 Le stockage stationnaire (BESS) : le levier d’économie majeur

L’enseignement majeur de ces simulations est l’efficacité de l’ajout d’une batterie de stockage stationnaire (BESS). Sans augmenter la puissance de raccordement — le poste de dépense le plus lourd et le plus lent à mettre en œuvre — l’intégration d’un BESS de 400 kWh booste significativement le flux de véhicules traités.

Cette technologie permet d’éviter des extensions de réseau surdimensionnées pour des pics de demande qui peuvent être gérés localement, une thématique que nous abordons également dans notre analyse sur la refonte stratégique de la mobilité.

🚀 Une adaptation progressive et mesurée

Le rythme de renforcement doit être calqué sur l’évolution réelle du parc roulant. En utilisant ces méthodes de modélisation, les gestionnaires d’aires de service peuvent adapter le nombre de points de charge année après année, garantissant un service optimal sans surinvestissement initial inutile.

L’expertise d’Acti-VE prouve que la transition ne repose pas uniquement sur le matériel, mais sur l’intelligence de gestion. Pour approfondir ces sujets et comprendre pourquoi les électromobilistes ne sont pas à la masse !, consultez nos dossiers complets.

Acti-VE 🤙🏼

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