Pourquoi la mobilité électrique selon F²AUVE

F²AUVE la Fédération Française des Association d’Utilisateur de Véhicule Electrique vous informe.

La mobilité électrique pour diminuer l’empreinte carbone et le gaspillage énergétique

Pour une mobilité sobre se conjuguant avec l’intermodalité :

La mobilité ne se réduit pas aux services de transports en commun car l’utilisation de la voiture demeure le mode de transport de mobilité le plus utilisé hors métropole. Comment l’articuler avec les autres vecteurs ?

L’intermodalité ne peut pas simplement se décréter, il est nécessaire de concevoir des stations intermodales dédiées donnant accès aux moyens de transport les plus pertinents en termes d’usage, d’impact écologique, de sobriété énergétique et d’avantage économique, en particulier la mobilité électrique ou l’électromobilité.

Quels sont les atouts de l’électromobilité ?

Dans une logique de sobriété énergétique, le passage aux véhicules électriques constitue une avancée significative car, pour un même trajet, la dépense énergétique est 3 à 4 fois moindre qu’en utilisant un véhicule thermique.

En outre cet avantage énergétique constitue un avantage économique substantiel qui peut encore être optimisé lors de la mise en place de services de transport à domicile, de recours à l’autopartage ou au co-voiturage.

En terme écologique l’impact bénéfique de la voiture électrique ( ?sur les externalités ? ) se traduit par aucune émission de GES, une Empreinte carbone (du puits à la roue) 2 à 6 fois moindre (suivant les auteurs *) par rapport au véhicule thermique de même catégorie.

(* Voir les études d’impact réalisées par l’ADEME, l’IFPEN, la FNH, Carbone 4 … )

Les batteries sont 2 à 3 fois moins polluantes qu’en 2017 (61-106 kg d’équivalent d’émissions de CO2 par kWh de capacité de la batterie). Contrairement à ce qui est souvent avancé elles ne contiennent pas de Terres rares et leurs composants seront recyclés à 95% grâce à la filière de recyclage en construction.

Les batteries par leur capacités, d’environ 50 kWh en moyenne, constituent un vecteur de stockage de l’électricité.   La recharge sur le secteur où sur des bornes avec de l’électricité « verte » contribue au stockage des ENR (hydraulique, photovoltaïque, éolien …).

Grâce au déploiement de la charge bidirectionnelle ( technologies V2H ou V2G en cours de développement) elles pourront accélérer le déploiement du photovoltaïque. En stationnement sous une ombrière photovoltaïque, chaque voiture peut, en une journée, emmagasiner les 6 à 10 kWh nécessaires au trajet pendulaire moyen. Au retour, connecté au réseau, elle peut alimenter le réseau – et ainsi contribuer à l’amortissement des pics de consommation, puis récupérer pendant la période creuse de la nuit les kWh injectés dans le réseau ou au domicile.

Déployer ces moyens de recharge pendant les longues périodes de stationnement (au travail, au domicile ou sur des stations intermodales) constitue une incitation à l’installation de photovoltaïque afin d’accroître l’autonomie énergétique et la décarbonation de l’énergie.

Fiscal-vert-emplois

Danemark, Suède et Norvège fiscalité favorable à la transition verte.

Comment encourager et soutenir l’acquisition de véhicules 100% électrique ?

Il s’agit de lever les freins qui encore aujourd’hui entravent l’essor de l’électromobilité.

Des prix des VE et des aides à l’achat compatibles avec les budgets modestes.

Pour beaucoup d’entre nous le recours à l’automobile est contraint pour tout ou partie de nos déplacements quotidiens car il est impensable de pouvoir couvrir l’ensemble du territoire avec des dessertes de transport en commun. Sans prétendre vouloir remplacer TOUTES les voitures thermiques par des VE il va de l’intérêt général d’en faciliter l’acquisition pour tous les ménages qui le souhaitent par nécessité écologique et sanitaire.

L’Etat et l’UE doivent accompagner financièrement cette mutation en aidant les ménages à investir (par exemple 45000 € sur 8 ans soit 470 €/mois) par la défiscalisation ou la prime à l’achat suivant les situations sociales.

Décarboner la mobilité n’est pas qu’une dépense c’est un investissement pour l’avenir.

Airbus des batteries :

Oui à condition qu’il privilégie la recherche en faveur de la sobriété énergétique et de la transition écologique au bénéfice du VE de Mme ou M Tout-le-monde . Il serait contre-productif d’engager le développement du VE dans une course au plus gros SUV (100% électrique ou hybride), comme cela semble se dessiner actuellement notamment de la part de “nos partenaires allemands”, au bénéfice exclusif des seuls acheteurs aisés pouvant acquérir les tonnes de métal et de batteries nécessaires au détriment de la planète.

Limiter la taille des batteries et donc leur poids à 4 à 500 kg nécessite en contrepartie de bénéficier de moyens de recharge efficaces et rapides.

Faciliter la mobilité électrique et l’itinérance en implantant des stations de recharge rapide avec un maillage à 50 km :

La recharge stationnaire (à la maison ou au travail) reste majoritairement la plus utilisée. En plus des superchargeurs en déploiement sur les autoroutes, un maillage du territoire offrant des stations de recharge rapide (alliant  smartgrid et ENR) tous les 50 km apporterait le confort et la sûreté aux électromobilistes lors des déplacements en itinérance.

Oui le véhicule électrique est plus durable avant, pendant et après sa vie

Ce changement de mobilité devrait néanmoins s’accompagner d’un changement de comportement selon ActiVE, afin que cette  révolution du VE soit une vrai bonne idée !

” Le véhicule électrique n’est plus une question écologique, c’est une question de bon sens économique”

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